| Homélies du dimanche | |
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Homélies
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Nous
sommes dans l'année liturgique C (2009/2010) |
Essai
de définition : Une
homélie est un commentaire de circonstance, prononcé par le prêtre ou
le diacre lors de la messe ou au cours d'une célébration.
Lorsqu'elle
est située dans le cadre d'une messe, l'homélie est prononcée
juste après la lecture des textes bibliques
du jour : première lecture, extraite de l'Ancien Testament, suivie d'un
psaume lu ou psalmodié, puis d'une seconde lecture extraite du Nouveau
Testament, puis enfin de la lecture de l'Evangile par un prêtre ou un
diacre. Elle clôt la liturgie de la Parole.
Ce qu'en dit l'Eglise : La Constitution sur la sainte liturgie (Concile œcuménique Vatican II, Paris, Éd. du Centurion, 1968, pp. 173-174) précise que l'homélie consiste, en suivant le développement de l'année liturgique, à expliquer à partir du texte sacré les mystères de la foi et les normes de la vie chrétienne. Elle est fortement recommandée comme faisant partie de la liturgie elle-même ; bien plus, aux messes célébrées avec le concours du peuple les dimanches et jours de fête de précepte, on ne l'omettra que pour un motif grave.
Le pape Benoît XVI, dans l'exhortation apostolique Post-Synodale Sacramentum Caritatis dit à propos de l'homélie (n°46) :
En relation avec l'importance de la Parole de Dieu, il est nécessaire d'améliorer la qualité de l'homélie. En effet, elle « fait partie de l'action liturgique »; (139) elle a pour fonction de favoriser une compréhension plus large et plus efficace de la Parole de Dieu dans la vie des fidèles. C'est pourquoi les ministres ordonnés doivent « préparer l'homélie avec soin, en se basant sur une connaissance appropriée de la Sainte Écriture ». (140) On évitera les homélies générales et abstraites. Je demande en particulier aux ministres de faire en sorte que l'homélie mette la Parole de Dieu proclamée en étroite relation avec la célébration sacramentelle (141) et avec la vie de la communauté, en sorte que la Parole de Dieu soit réellement soutien et vie de l'Église. (142) Que l'on garde donc présent à l'esprit le but catéchétique et exhortatif de l'homélie. Il paraît opportun, à partir du lectionnaire triennal, de proposer aux fidèles, avec discernement, des homélies thématiques qui, tout au long de l'année liturgique, traiteront les grands thèmes de la foi chrétienne, puisant à ce qui est proposé avec autorité par le Magistère dans les quatre « piliers » du Catéchisme de l'Église catholique et dans le récent Abrégé: la profession de foi, la célébration du mystère chrétien, la vie dans le Christ, la prière chrétienne. (143)
Ce
que je peux en dire : Pour
ma part, et en tenant compte de tout ce qui est écrit plus haut,
j'essaie d'être particulièrement attentif à intégrer dans l'homélie
tous les textes qui viennent d'être lus, y compris le psaume. De quel
droit passer sous silence une partie de ce que l'Eglise nous propose ?
Et qui suis-je pour censurer ou omettre un élément de la liturgie ?
J'essaie aussi, autant que possible, de faire place dans l'homélie à un
événement local, religieux ou non. Le but est de faire entrer cet
événement et ceux qui le vivent dans la liturgie elle-même, et de
montrer que ce que vivent les gens auxquels je m'adresse est important
pour l'Eglise, important aux yeux de Dieu, et que la vie "laïque" n'est
pas distincte de la vie "religieuse".
Pour autant, l'homélie
n'est
pas une tribune pour qu'un prédicateur puisse y faire passer ses idées,
ses opinions. Comme écrit plus haut, elle fait partie intégrante de la
liturgie. Elle n'est donc pas au service d'un homme ou d'une opinion.
Même si la personnalité du prédicateur, son histoire, sa sensibilité,
va inévitablement colorer le contenu de son homélie, il est important
de garder toujours en tête que "l'homélie a pour fonction de
favoriser une compréhension plus large et plus efficace de la Parole de
Dieu dans la vie des fidèles."
Quelques éléments pour bâtir une homélie :
Personnellement, je commence par lire tous les textes dans leur traduction liturgique. On peut les trouver par exemple dans la série de livres "l'intelligence des Ecritures" de Marie-Noëlle Thabut, éditions Socéval. Je porte ensuite ces textes dans la prière, puis dans la méditation, et je laisse passer quelques jours avant de commencer l'écriture proprement dite de l'homélie. Je consulte alors les outils proposés par les revues liturgiques telles que signes d'aujourd'hui et les fiches dominicales, qui proposent parfois quelques pistes que je peux retenir ou non. Le plus souvent, j'essaie de tenir compte des événements locaux ou d'actualité afin d'y faire allusion, quand il est possible de trouver un lien assez crédible avec les textes de la liturgie.
Qu'est-ce qu'un diacre permanent ?
Depuis les origines, l'Eglise a su mettre en place les ministères dont elle
avait besoin :
•
L'Evêque a la charge de l'évangélisation, de la communion et de la
sanctification des hommes,
• Le prêtre partage avec l'Evêque
cette charge pastorale au niveau d'une communauté plus restreinte,
•
Le diacre est le signe du Christ-Serviteur : "Le Fils de
l'homme
est venu, non pour être servi mais pour servir" (Mt 20, 28)
Ces
trois ministères ont à vivre dans la complémentarité et l'harmonie
pour que soit rendue visible l'action de salut du Ressuscité.
Le
diaconat permanent a été restauré par le Concile Vatican II, à la
suite d'une réflexion sur les besoins de l'évangélisation et de
l'animation de l'Eglise.
On parle de diaconat permanent, car les hommes ordonnés pour cette charge ne sont pas appelés à devenir prêtres par la suite. Le plus souvent, ils sont mariés et pères de famille ; ils exercent également une profession dans la société.
Les axes du ministère diaconal
aujourd'hui sont :
• le service de la
charité, notamment auprès des plus pauvres et de
tous ceux qui ne sont pas facilement rejoints par le message d'amour et
d'espérance apporté par Jésus,
• le service de la
Parole : témoignage dans le milieu de vie et annonce
plus explicite de la Bonne Nouvelle du Christ, par l'homélie, la
catéchèse, la préparation aux sacrements, etc.,
•
le service de la
liturgie : le diacre assiste le prêtre, proclame l
'Evangile, distribue la communion ; il peut aussi présider la
célébration du baptême du mariage, des
funérailles.
Le diacre permanent, " homme du
seuil "
• Par sa
vie familiale, son activité professionnelle, son insertion
dans la vie sociale, associative et éventuellement politique, le diacre
est " en prise " avec le monde d'aujourd'hui.
• Par son
ordination, il est pleinement partie-prenante de la vie et de la
mission de l'Eglise.
• Il est alors bien
placé pour dire à l'Eglise les attentes et les
besoins des hommes et femmes de notre temps ; il
peut aussi faire
connaître à ceux et à celles qu'il rencontre dans la société le message
de l'Evangile et la parole de l'Eglise, au-delà des clichés véhiculés
par les médias.
Deux
questions souvent
posées :
• le
diacre va-t-il remplacer le prêtre ?
Les
prêtres sont irremplaçables : "Sans eux, on ne peut parler
d'Eglise" (St
Ignace d 'Antioche). Eux seuls peuvent célébrer l'Eucharistie, "source et sommet de la vie
chrétienne"
et exercent véritablement une charge pastorale. Les diacres permanents
peuvent cependant aider les prêtres dans certaines tâches de leur
ministère.
• le
diacre empêche-t-il les laïcs de prendre leur place ?
Il
est
vrai que tous les baptisés sont appelés au service, à la suite
du Christ. Mais pour que tous puissent vivre cette dimension de leur
vie chrétienne, il est bon que certains soient ordonnés à cette
fonction, et deviennent signes de ce que tous doivent faire :
car le
service n'est pas " facultatif ", il est essentiel !
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Daniel
BICHET, diacre permanent du diocèse de Nantes. Je réside à Clisson (44) sur la paroisse Ste Marie du Val de Sèvre. (visitez mon site personnel !) |
(Nombre de diacres permanents dans le diocèse à ce jour : 46).



merci à Michel HOUYOUX pour ses précieux conseils et pour le partage de son expérience.