L’amour,
l’amour !… Que ne met-on pas aujourd’hui derrière ce mot qui, à
force d’être utilisé à toutes les sauces, a fini par perdre sa vraie
saveur. « L’amour est fort comme la mort » nous dit ce
passage de la Bible, tiré du Cantique des Cantiques qu’Anne-Claire
vient de nous lire. En effet, quoi de plus fort que la mort ? Qui
peut vaincre la mort ? Eh bien l’amour, celui dont parle la Bible,
c’est ce qui est plus fort que tout. Michel et Nathalie ont choisi de
nous faire entendre ce texte qui parle de cet amour-là avec tant de
poésie, de sensualité, de passion, et qui se termine par « ses
flammes sont des flammes brûlantes, c’est un feu divin ! »
Divin, car l’amour vient de Dieu, et de Dieu seul. Si l’Eglise
s’intéresse tant à l’amour des couples, si elle s’investit aujourd’hui
dans l’union de Michel et Nathalie, c’est parce qu’ils sont, ensemble,
par leur union, signes de Dieu. Rien que ça ! Quoi de plus fort
que l’amour qui les unit ?
Quoi
de plus mystérieux aussi ? Au cours de leur parcours
d’accompagnement, lors des rencontres de préparation au mariage, nous
avons eu l’occasion de réfléchir à la question : « Pourquoi
je t’aime ? pourquoi tu m’aimes ? » Qui peut répondre
par un raisonnement logique à cette question ? Qui peut expliquer
rationnellement ce qui fait que, pour Nathalie, c’est Michel et pas un
autre, et en même temps, pour Michel, c’est Nathalie et pas une
autre ? Oui, quel mystère que l’amour ! Prendre le temps,
aujourd’hui, de méditer sur l’amour de Michel et Nathalie, c’est ouvrir
les yeux sur la grandeur encore plus incroyable de l’amour de Dieu pour
les Hommes. Oui, Dieu aime les Hommes, l’Humanité tout entière est
aimée de Dieu, qui l’a créée par amour. La plus belle image, la plus
concrète, la plus visible, de cet amour est celle que nous donne
aujourd’hui ces deux mariés. Bien sûr, ils ne sont pas parfaits, vous
connaissez leurs défauts, ils les connaissent eux aussi mieux que
quiconque ! Bien sûr, leur amour non-plus n’est pas parfait. Il a
connu et il connaîtra encore des tensions. L’amour de Dieu, lui est
parfait. Jésus nous a montré de quel amour Dieu est capable : il a
donné jusqu’à sa vie pour nous.
Michel,
Nathalie, vous nous proposez aussi l’évangile de St Matthieu, où Jésus
nous dit « vous êtes le sel de la terre, la lumière du
monde ». Dans votre entourage, m’avez-vous confié, des personnes
ont été pour vous des lumières pour éclairer votre route ; des
personnes sont pour vous le sel qui donne saveur à votre vie.
Mais cela, chacun de nous doit pouvoir aussi le dire : Nous
connaissons certainement nous aussi des personnes qui éclairent
notre vie et lui donnent sa saveur. Et tout comme vous, Michel et
Nathalie, accueillons l’appel du Christ pour devenir, à notre tour, sel
et lumière pour ceux qui nous entourent. Car cette lumière n’est pas
faite pour être mise sous le boisseau, mais pour briller aux yeux du
monde. Ainsi cet amour que vous manifestez l’un pour l’autre, cet amour
qui vous fait vous engager pour la vie devant Dieu, auprès duquel vous
venez chercher cette force d’aimer, ici, aujourd’hui, dans cette
église, cet amour qui vient de Dieu, qu’il soit contagieux, qu’il soit
signe visible de cet amour si grand que Dieu a pour chacun de nous, et
que ceux qui croiseront votre route puissent s’émerveiller de voir en
vous l’œuvre de Dieu, de voir à travers vous l’action de Dieu.
Nous
aussi, frères et sœurs, tournons-nous vers Dieu, venons chercher auprès
de lui, par les sacrements qu’il nous propose par son Eglise, cette
force de l’amour qu’il ne refuse jamais de nous donner. Comme le disait
tout-à-l’heure le psaume que nous a lu Sandrine, « la joie de
notre cœur vient de Dieu. Que ton amour, Seigneur, soit sur nous, comme
notre espoir est en toi ! »
Amen !Daniel BICHET, diacre permanent
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Homélie n°3
Textes choisis par les mariés : He 13, 1...6 ; Psaume 111 (112) ; Mt 19, 3-6 « Le
Seigneur est mon secours, je n’ai rien à craindre ! » c’est ainsi
que se termine le passage de la Lettre aux Hébreux que vient de nous
lire Gabriel. Voilà une belle profession de foi ! C’est sous le
signe de la confiance que Thomas et Nadège ont choisi de placer leur
mariage.
Confiance en Dieu, qu’on appelle aussi la foi, et confiance
mutuelle, l’un envers l’autre. Au cours de nos échanges, pendant le
parcours de préparation à leur mariage, j’ai pu être témoin de cette
confiance mutuelle. Nadège décrit sa confiance en Thomas, son amour
pour lui, par une belle image : celle d’une flamme. D’abord
étincelle, puis petite flamme qui a grandi au fil du temps, et qui
restera à jamais allumée pour éclairer leur chemin. L’amour dans la
confiance en l’autre. Mais que serait une confiance qui enfermerait un
couple sur lui-même ? Au contraire, Nadège et Thomas s’appuient
sur cette confiance pour s’ouvrir aux autres. A travers leur
implication dans la vie de leur village ; à travers l’engagement
dans l’association des parents d’élèves de l’école, pour Nadège. La
confiance qu’ils ont l’un envers l’autre est une force qui les pousse
et les aide à avancer, ensemble, en direction des autres. Et ce passage
de la Bible qu’ils ont choisi de nous faire entendre dit bien les
valeurs auxquelles ils tiennent. J’en cite quelques passages :
« n’oubliez
pas l’hospitalité » ; « souvenez-vous de ceux qui sont
maltraités » ou encore : « que votre vie ne soit pas
menée par l’amour de l’argent » « que le mariage soit
respecté par tous », etc… on retrouve aussi ces valeurs de
générosité récompensée dans le psaume 111 que Marie-Jo nous a lu, et
que nous avons accompagné par le chant.
Nadège, Thomas, vous
nous proposez aussi un passage de l’évangile de St Matthieu, qui nous
dit que l’homme et la femme que Dieu a unis, forment un couple
inséparable, couple image de Dieu. Quitter son père et sa mère pour
s’unir à un autre, à une autre, et ainsi ne faire plus qu’un, ça peut
sembler tout naturel. Depuis des millénaires c’est ainsi que la vie se
transmet, partout sur la terre. C’est en effet tout naturel, et
pourtant, c’est une étape décisive, et faire le pas n’est pas toujours
aussi facile. Aujourd’hui comme hier, s’engager c’est toujours courir
un risque. C’est lâcher des sécurités, quitter un certain confort pour
se lancer dans une aventure. Un risque, certes, mais quelle preuve
d’amour ! Quelle marque de confiance, une fois encore, que de se
promettre mutuellement fidélité tout au long de la vie qui nous
attend ! Thomas, Nadège, par cet engagement que vous prenez
aujourd’hui, vous nous montrez un chemin que beaucoup de nos
contemporains, hélas, ont oublié. Combien de couples aujourd’hui
hésitent à franchir cette limite, ou refusent de le faire, et préfèrent
rester dans une situation de non-engagement, se croyant ainsi plus en
sécurité, mais se refusant du même coup à ancrer leur couple dans un
désir d’éternité, désir qui est pourtant le lien le plus solide pour un
amour durable, fécond et libérateur.
« Que le mariage soit
respecté de tous, que l’union conjugale ne soit pas profanée »
avons-nous entendu tout à l’heure. Car cette union est sacrée. C’est
pourquoi vous êtes venus ici dans cette église, ce matin. En remettant
à Dieu votre confiance – et Thomas l’a d’ailleurs écrit dans son projet
de vie – vous êtes ici « pour que Dieu soit le témoin de (votre)
union, et aussi un soutien pour les moments plus difficiles ». Et
vous avez raison d’avoir confiance en lui, car « Dieu
lui-même l’a dit : jamais je ne te lâcherai, jamais je ne
t’abandonnerai. » « Le Seigneur est mon secours, je
n’ai rien à craindre ! »
Nous tous ici présents qui sommes
venus accompagner leur engagement, prions pour Thomas et Nadège, afin
que chacun d’eux trouve, dans la confiance en l’autre, un amour chaque
jour plus solide, et qu’ils trouvent en nous-mêmes des soutiens et une
amitié durables pour les aider à entretenir ce désir d’éternité que
Dieu a mis dans leur cœur.
Amen !
Daniel BICHET, diacre permanent
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Homélie n°4
Textes choisis par les mariés :
1 Jn 4, 7-12 ; Mt 19, 3-6
« Ce que Dieu a uni, que l’homme ne le sépare pas. »
Mickaël, Florence, vous nous proposez un passage de l’évangile de St
Matthieu, qui nous dit que l’homme et la femme que Dieu a unis, forment
un couple inséparable. Il dit même « tous deux ne feront plus
qu’un ». C’est dire la force du lien qui unit l’homme et la
femme !
Ce lien qui vous unit, Florence et Mickaël, il a déjà été soumis à rude
épreuve, avec la répétition de problèmes de santé, et des épreuves pour
la vie de votre couple. Vous dites que ces difficultés auraient pu vous
éloigner l’un de l’autre, mais, comme Florence l’a écrit dans son
projet de mariage, elles vous ont au contraire rapprochés, et vous ont
rapprochés de Dieu. Quand on a passé ensemble par-dessus les épreuves,
c’est vrai, on est plus fort. Le lien est plus fort. Mais rien n’est
jamais acquis définitivement. C’est chaque jour qu’il faut se
re-choisir comme époux et épouse.
C’est dans ce choix perpétuel, renouvelé jour après jour, que l’on peut
dire que le couple humain, homme et femme, est à l’image de Dieu. Dans
le passage d’évangile que nous venons d’entendre, il est dit « au
commencement, le Créateur les fit homme et femme ». Il les fit à
sa ressemblance, c’est-à-dire que l’image la plus juste que l’on peut
avoir de Dieu, celle qui est la plus approchée, c’est celle d’un
couple, un homme uni à une femme. Cette complémentarité parfaite, et
cette relaion d’amour qui s’établit entre eux, nous révèle de quel
amour Dieu aime chacun de nous : comme un homme peut aimer son
épouse, comme une femme peut aimer son mari, voilà comment Dieu nous
aime, et même plus encore. En vous regardant vivre, Mickaël et
Florence, vous n’en avez sans doute pas conscience, mais on peut avoir
un aperçu de l’amour dont Dieu nous aime. C’est pour cette raison que
le mariage est si important pour les chrétiens ! Vous êtes, par le
mariage, image de Dieu ! Et tout amour vient de Dieu, qui nous a
aimé le premier. C’est ce que nous disait St Jean dans sa première
lettre, que Jacqueline vient de nous lire.
Mais cette image de l’amour de Dieu à travers le couple humain est
imparfaite, car nous sommes imparfaits. Chacun de vous, Mickaël et
Florence, connaît très bien les limites et les défauts de
l’autre ! Mais Son amour à lui, Dieu, est encore plus grand que
cela. C’est un amour total, un amour parfait. Il l’a prouvé bien des
fois, on peut en lire de nombreux récits dans la Bible. Il l’a prouvé
jusqu’au bout, en acceptant de donner sa vie pour nous, crucifié comme
un malfaiteur, par amour pour chacun de nous.
Quoi qu’il en soit, aujourd’hui, Mickaël et Florence, vous allez vous
engager devant nous et devant Dieu. On peut dire aussi : avec nous
et avec Dieu. Et c’est pour la vie ! Cette alliance que vous
scellez ici – et l’anneau, l’alliance, que vous porterez au doigt sera
là pour vous le rappeler chaque jour – est une alliance pour toute
votre vie, dans la fidélité, comme vous allez le déclarer dans un
instant. Quelle prise de risque ! Mais surtout, quelle preuve
d’amour ! Quelle marque de confiance l’un envers l’autre, que de
se promettre mutuellement fidélité tout au long de la vie qui nous
attend !
Mickaël, Florence, par cet engagement que vous prenez aujourd’hui, vous
nous montrez un chemin que beaucoup de nos contemporains, hélas, ont
oublié. Combien de couples aujourd’hui hésitent à franchir cette
limite, ou refusent de le faire, et préfèrent rester dans une situation
de non-engagement, se croyant ainsi plus en sécurité, mais se refusant
du même coup à ancrer leur couple dans un désir d’éternité, désir qui
est pourtant le lien le plus solide pour un amour durable, fécond et
libérateur. Comment une femme peut-elle être sûre de l’amour d’un homme
qui n’ose pas lui promettre l’éternité ?
Nous tous ici présents qui sommes venus accompagner leur engagement,
prions pour Mickaël et Florence, afin que chacun trouve en l’autre un
amour chaque jour plus solide, et qu’ils trouvent en nous-mêmes des
soutiens et une amitié durables pour les aider à entretenir ce désir
d’éternité.
Amen !
Daniel BICHET, diacre permanent
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