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Voici quelques homélies prononcées à l'occasion de mariages. Prêtres, diacres, n'hésitez pas à proposer les vôtres !

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Homélie n°1
Textes choisis par les mariés :

Ep 5, 21-33  ;  Psaume 33(34)  ;  Mt 19, 3-6

 « Vous, les hommes, aimez votre femme à l’exemple du Christ, qui a aimé l’Eglise »
Céline, Laurent, ce texte que nous a lu Nicole, c’est vous qui l’avez choisi. C’est dire la hauteur à laquelle vous avez mis la barre ! Aimer sa femme comme le Christ aime l’Eglise ! Rien que ça ! Qu’est-ce que ça veut dire ? Le Christ a aimé l’Eglise, c’est à dire l’humanité, jusqu’au bout, jusqu’à donner sa vie pour elle, jusqu’à mourir pour elle. Le projet de mariage de Laurent, c’est d’aimer Céline jusqu’à donner sa vie pour elle. Le projet de mariage de Céline, c’est d’aimer Laurent jusqu’à donner sa vie pour lui. Si ça, ce n’est pas une preuve d’amour ! Dans cette société où l’amour a souvent perdu sa grandeur, où il est souvent réduit à un sentiment, au plaisir que je peux éprouver par l’autre, souhaiter donner sa vie à l’autre, donner sa vie pour l’autre, voilà un programme tout de même plus enthousiasmant, vous ne trouvez pas ?
Au cours de votre parcours de préparation au mariage, Céline et Laurent, vous avez pu échanger avec d’autres fiancés, autour de questions qui concernent tous les couples : Pourquoi je t’aime ? que voulons-nous vivre, ensemble ? comment pouvons-nous mieux communiquer pour mieux entrer dans le mystère de l’autre, pour faire grandir l’autre, pour faire grandir l’amour qui nous unit ? Que souhaitons-nous pour notre couple ? pour la famille que nous allons fonder, en mettant au monde des enfants ? Ces questions, et bien d’autres, vous ont permis de prendre du temps, de prendre du recul, et de confirmer votre désir de continuer ensemble, pour la vie, ce chemin commencé il y a quelques années. Au cours de cette préparation, vous avez aussi pu découvrir un peu mieux qui est ce Dieu qui est la source de votre amour. Ce Dieu qui a le bon goût de l’amour, parce qu’il est l’amour. Comme l’écrivait, il y a près de 3000 ans, le psalmiste du psaume 33 que nous a lu Colette : « Goûtez et voyez comme est bon le Seigneur ! Heureux qui trouve en lui son refuge ! » Oui, la bonté de Dieu a du goût. Ceux qui s’aiment peuvent en percevoir la saveur, c’est celle qu’ils éprouvent à être ensemble, à vouloir le bonheur de l’autre, comme Dieu veut le bonheur de chaque homme et de chaque femme. Et le texte d’Evangile choisi par Céline et Laurent nous le rappelle : « voilà pourquoi  l’homme quittera son père et sa mère, et tous deux ne feront plus qu’un. A cause de cela, ils ne sont plus deux, mais un seul. »
Le souhait de ne faire plus qu’un, c’est ce qui transparaît dans le projet de vie de Céline comme dans celui de Laurent. Ne faire plus qu’un, car le premier enfant du couple, c’est le couple lui-même !
Céline et Laurent, vous êtes tous les deux bien conscients que ce mariage, que vous allez concrétiser dans quelques instants, n’est pas gagné d’avance. Vous l’avez écrit, il vous faudra le construire chaque jour, malgré et à travers les difficultés. Vous avez émis le désir de vieillir ensemble, car « aimer, être fidèle, c’est aimer l’autre tel qu’il est et tel qu’il sera » a même écrit Céline ! C’est tout de même un sacré pari ! En effet, aujourd’hui, c’est relativement facile de s’aimer : vous êtes tous les deux jeunes, beaux et en bonne santé. Mais que savez-vous de ce que vous serez dans 20 ans, dans 30 ans, dans 50 ans ? Mais vous savez que ce pari, vous pouvez le tenir, parce qu’avec vous, vous avez le Christ qui vous accompagne, et son Esprit Saint qui vous donne la force et la volonté. « Ce que Dieu a uni, que l’homme ne le sépare pas. » C’est donc bien Dieu qui vous unit, aujourd’hui, mais aussi chaque jour de votre vie. Il a été présent dans votre rencontre, il a été présent dans votre cheminement, il est présent dans votre engagement, et il sera présent encore chaque jour pour vous tenir la main. Gardez donc confiance en lui, n’hésitez pas à lui demander les ressources nécessaires, quand la vie se fera plus difficile. Ainsi, votre vie sera pleine de joie, et vous serez les témoins de cette joie auprès de ceux qui vous entourent.
Frères et sœurs, vous tous qui êtes venus ce matin accompagner Céline et Laurent, regardez comme ils s’aiment, et aidez-les, par votre présence aimante, à faire grandir cet amour tout au long de leur vie, pour qu’il porte du fruit !

Amen !

D
aniel BICHET, diacre permanent

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Homélie n°2

Textes choisis par les mariés :
Ct 2, 8-10, 14-16a ; 8,6-7a  ;  Psaume 32(33)  ;  Mt 5, 13-16

« L’amour est fort comme  la mort, ses flammes sont des flammes brûlantes, c’est un feu divin ! »
L’amour, l’amour !… Que ne met-on pas aujourd’hui derrière ce mot qui, à force d’être utilisé à toutes les sauces, a fini par perdre sa vraie saveur. « L’amour est fort comme la mort » nous dit ce passage de la Bible, tiré du Cantique des Cantiques qu’Anne-Claire vient de nous lire. En effet, quoi de plus fort que la mort ? Qui peut vaincre la mort ? Eh bien l’amour, celui dont parle la Bible, c’est ce qui est plus fort que tout. Michel et Nathalie ont choisi de nous faire entendre ce texte qui parle de cet amour-là avec tant de poésie, de sensualité, de passion, et qui se termine par « ses flammes sont des flammes brûlantes, c’est un feu divin ! » Divin, car l’amour vient de Dieu, et de Dieu seul. Si l’Eglise s’intéresse tant à l’amour des couples, si elle s’investit aujourd’hui dans l’union de Michel et Nathalie, c’est parce qu’ils sont, ensemble, par leur union, signes de Dieu. Rien que ça ! Quoi de plus fort que l’amour qui les unit ?
Quoi de plus mystérieux aussi ? Au cours de leur parcours d’accompagnement, lors des rencontres de préparation au mariage, nous avons eu l’occasion de réfléchir à la question : « Pourquoi je t’aime ? pourquoi tu m’aimes ? » Qui peut répondre par un raisonnement logique à cette question ? Qui peut expliquer rationnellement ce qui fait que, pour Nathalie, c’est Michel et pas un autre, et en même temps, pour Michel, c’est Nathalie et pas une autre ? Oui, quel mystère que l’amour ! Prendre le temps, aujourd’hui, de méditer sur l’amour de Michel et Nathalie, c’est ouvrir les yeux sur la grandeur encore plus incroyable de l’amour de Dieu pour les Hommes. Oui, Dieu aime les Hommes, l’Humanité tout entière est aimée de Dieu, qui l’a créée par amour. La plus belle image, la plus concrète, la plus visible, de cet amour est celle que nous donne aujourd’hui ces deux mariés. Bien sûr, ils ne sont pas parfaits, vous connaissez leurs défauts, ils les connaissent eux aussi mieux que quiconque ! Bien sûr, leur amour non-plus n’est pas parfait. Il a connu et il connaîtra encore des tensions. L’amour de Dieu, lui est parfait. Jésus nous a montré de quel amour Dieu est capable : il a donné jusqu’à sa vie pour nous.

Michel, Nathalie, vous nous proposez aussi l’évangile de St Matthieu, où Jésus nous dit « vous êtes le sel de la terre, la lumière du monde ». Dans votre entourage, m’avez-vous confié, des personnes ont été pour vous des lumières pour éclairer votre route ; des personnes sont  pour vous le sel qui donne saveur à votre vie. Mais cela, chacun de nous doit pouvoir aussi le dire : Nous connaissons certainement nous aussi des  personnes qui éclairent notre vie et lui donnent sa saveur. Et tout comme vous, Michel et Nathalie, accueillons l’appel du Christ pour devenir, à notre tour, sel et lumière pour ceux qui nous entourent. Car cette lumière n’est pas faite pour être mise sous le boisseau, mais pour briller aux yeux du monde. Ainsi cet amour que vous manifestez l’un pour l’autre, cet amour qui vous fait vous engager pour la vie devant Dieu, auprès duquel vous venez chercher cette force d’aimer, ici, aujourd’hui, dans cette église, cet amour qui vient de Dieu, qu’il soit contagieux, qu’il soit signe visible de cet amour si grand que Dieu a pour chacun de nous, et que ceux qui croiseront votre route puissent s’émerveiller de voir en vous l’œuvre de Dieu, de voir à travers vous l’action de Dieu.

Nous aussi, frères et sœurs, tournons-nous vers Dieu, venons chercher auprès de lui, par les sacrements qu’il nous propose par son Eglise, cette force de l’amour qu’il ne refuse jamais de nous donner. Comme le disait tout-à-l’heure le psaume que nous a lu Sandrine, « la joie de notre cœur vient de Dieu. Que ton amour, Seigneur, soit sur nous, comme notre espoir est en toi ! »
Amen !


Daniel BICHET, diacre permanent

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Homélie n°3

Textes choisis par les mariés :
He 13, 1...6  ;  Psaume 111 (112)  ;  Mt 19, 3-6

 « Le Seigneur est mon secours, je n’ai rien à craindre ! » c’est ainsi que se termine le passage de la Lettre aux Hébreux que vient de nous lire Gabriel. Voilà une belle profession de foi ! C’est sous le signe de la confiance que Thomas et Nadège ont choisi de placer leur mariage.
Confiance en Dieu, qu’on appelle aussi la foi, et confiance mutuelle, l’un envers l’autre. Au cours de nos échanges, pendant le parcours de préparation à leur mariage, j’ai pu être témoin de cette confiance mutuelle. Nadège décrit sa confiance en Thomas, son amour pour lui, par une belle image : celle d’une flamme. D’abord étincelle, puis petite flamme qui a grandi au fil du temps, et qui restera à jamais allumée pour éclairer leur chemin. L’amour dans la confiance en l’autre. Mais que serait une confiance qui enfermerait un couple sur lui-même ? Au contraire, Nadège et Thomas s’appuient sur cette confiance pour s’ouvrir aux autres. A travers leur implication dans la vie de leur village ; à travers l’engagement dans l’association des parents d’élèves de l’école, pour Nadège. La confiance qu’ils ont l’un envers l’autre est une force qui les pousse et les aide à avancer, ensemble, en direction des autres. Et ce passage de la Bible qu’ils ont choisi de nous faire entendre dit bien les valeurs auxquelles ils tiennent. J’en cite quelques passages :
« n’oubliez pas l’hospitalité » ; « souvenez-vous de ceux qui sont maltraités » ou encore : « que votre vie ne soit pas menée par l’amour de l’argent » «  que le mariage soit respecté par tous », etc… on retrouve aussi ces valeurs de générosité récompensée dans le psaume 111 que Marie-Jo nous a lu, et que nous avons accompagné par le chant.

Nadège, Thomas, vous nous proposez aussi un passage de l’évangile de St Matthieu, qui nous dit que l’homme et la femme que Dieu a unis, forment un couple inséparable, couple image de Dieu. Quitter son père et sa mère pour s’unir à un autre, à une autre, et ainsi ne faire plus qu’un, ça peut sembler tout naturel. Depuis des millénaires c’est ainsi que la vie se transmet, partout sur la terre. C’est en effet tout naturel, et pourtant, c’est une étape décisive, et faire le pas n’est pas toujours aussi facile. Aujourd’hui comme hier, s’engager c’est toujours courir un risque. C’est lâcher des sécurités, quitter un certain confort pour se lancer dans une aventure. Un risque, certes, mais quelle preuve d’amour ! Quelle marque de confiance, une fois encore, que de se promettre mutuellement fidélité tout au long de la vie qui nous attend ! Thomas, Nadège, par cet engagement que vous prenez aujourd’hui, vous nous montrez un chemin que beaucoup de nos contemporains, hélas, ont oublié. Combien de couples aujourd’hui hésitent à franchir cette limite, ou refusent de le faire, et préfèrent rester dans une situation de non-engagement, se croyant ainsi plus en sécurité, mais se refusant du même coup à ancrer leur couple dans un désir d’éternité, désir qui est pourtant le lien le plus solide pour un amour durable, fécond et libérateur.
« Que le mariage soit respecté de tous, que l’union conjugale ne soit pas profanée » avons-nous entendu tout à l’heure. Car cette union est sacrée. C’est pourquoi vous êtes venus ici dans cette église, ce matin. En remettant à Dieu votre confiance – et Thomas l’a d’ailleurs écrit dans son projet de vie – vous êtes ici « pour que Dieu soit le témoin de (votre) union, et aussi un soutien pour les moments plus difficiles ». Et vous avez raison d’avoir confiance en lui, car  «  Dieu lui-même l’a dit : jamais je ne te lâcherai, jamais je ne t’abandonnerai. »  «  Le Seigneur est mon secours, je n’ai rien à craindre ! »

Nous tous ici présents qui sommes venus accompagner leur engagement, prions pour Thomas et Nadège, afin que chacun d’eux trouve, dans la confiance en l’autre, un amour chaque jour plus solide, et qu’ils trouvent en nous-mêmes des soutiens et une amitié durables pour les aider à entretenir ce désir d’éternité que Dieu a mis dans leur cœur.
Amen !

Daniel BICHET, diacre permanent

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Homélie n°4

Textes choisis par les mariés :
1 Jn 4, 7-12  ;   Mt 19, 3-6

« Ce que Dieu a uni, que l’homme ne le sépare pas. »
Mickaël, Florence, vous nous proposez un passage de l’évangile de St Matthieu, qui nous dit que l’homme et la femme que Dieu a unis, forment un couple inséparable. Il dit même « tous deux ne feront plus qu’un ». C’est dire la force du lien qui unit l’homme et la femme !
Ce lien qui vous unit, Florence et Mickaël, il a déjà été soumis à rude épreuve, avec la répétition de problèmes de santé, et des épreuves pour la vie de votre couple. Vous dites que ces difficultés auraient pu vous éloigner l’un de l’autre, mais, comme Florence l’a écrit dans son projet de mariage, elles vous ont au contraire rapprochés, et vous ont rapprochés de Dieu. Quand on a passé ensemble par-dessus les épreuves, c’est vrai, on est plus fort. Le lien est plus fort. Mais rien n’est jamais acquis définitivement. C’est chaque jour qu’il faut se re-choisir comme époux et épouse.
C’est dans ce choix perpétuel, renouvelé jour après jour, que l’on peut dire que le couple humain, homme et femme, est à l’image de Dieu. Dans le passage d’évangile que nous venons d’entendre, il est dit « au commencement, le Créateur les fit homme et femme ». Il les fit à sa ressemblance, c’est-à-dire que l’image la plus juste que l’on peut avoir de Dieu, celle qui est la plus approchée, c’est celle d’un couple, un homme uni à une femme. Cette complémentarité parfaite, et cette relaion d’amour qui s’établit entre eux, nous révèle de quel amour Dieu aime chacun de nous : comme un homme peut aimer son épouse, comme une femme peut aimer son mari, voilà comment Dieu nous aime, et même plus encore. En vous regardant vivre, Mickaël et Florence, vous n’en avez sans doute pas conscience, mais on peut avoir un aperçu de l’amour dont Dieu nous aime. C’est pour cette raison que le mariage est si important pour les chrétiens ! Vous êtes, par le mariage, image de Dieu ! Et tout amour vient de Dieu, qui nous a aimé le premier. C’est ce que nous disait St Jean dans sa première lettre, que Jacqueline vient de nous lire.
Mais cette image de l’amour de Dieu à travers le couple humain est imparfaite, car nous sommes imparfaits. Chacun de vous, Mickaël et Florence, connaît très bien les limites et les défauts de l’autre ! Mais Son amour à lui, Dieu, est encore plus grand que cela. C’est un amour total, un amour parfait. Il l’a prouvé bien des fois, on peut en lire de nombreux récits dans la Bible. Il l’a prouvé jusqu’au bout, en acceptant de donner sa vie pour nous, crucifié comme un malfaiteur, par amour pour chacun de nous.
Quoi qu’il en soit, aujourd’hui, Mickaël et Florence, vous allez vous engager devant nous et devant Dieu. On peut dire aussi : avec nous et avec Dieu. Et c’est pour la vie ! Cette alliance que vous scellez ici – et l’anneau, l’alliance, que vous porterez au doigt sera là pour vous le rappeler chaque jour – est une alliance pour toute votre vie, dans la fidélité, comme vous allez le déclarer dans un instant. Quelle prise de risque ! Mais surtout, quelle preuve d’amour ! Quelle marque de confiance l’un envers l’autre, que de se promettre mutuellement fidélité tout au long de la vie qui nous attend !
Mickaël, Florence, par cet engagement que vous prenez aujourd’hui, vous nous montrez un chemin que beaucoup de nos contemporains, hélas, ont oublié. Combien de couples aujourd’hui hésitent à franchir cette limite, ou refusent de le faire, et préfèrent rester dans une situation de non-engagement, se croyant ainsi plus en sécurité, mais se refusant du même coup à ancrer leur couple dans un désir d’éternité, désir qui est pourtant le lien le plus solide pour un amour durable, fécond et libérateur. Comment une femme peut-elle être sûre de l’amour d’un homme qui n’ose pas lui promettre l’éternité ?
Nous tous ici présents qui sommes venus accompagner leur engagement, prions pour Mickaël et Florence, afin que chacun trouve en l’autre un amour chaque jour plus solide, et qu’ils trouvent en nous-mêmes des soutiens et une amitié durables pour les aider à entretenir ce désir d’éternité.

Amen !


Daniel BICHET, diacre permanent

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