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La Sainte Trinité


Nous fêtons aujourd’hui la Trinité. La sainte Trinité.

La Trinité, c’est quoi ? C’est l’unité de trois personnes : le Père, le Fils, le Saint Esprit. Dire leur unité, c’est dire que le Père est Dieu ; le Fils est Dieu ; l’Esprit Saint est Dieu. La Trinité, c’est un mot qui exprime la « tri-unité » de Dieu.

En voilà un mystère ! Comment pouvons-nous adorer un seul Dieu si nous prétendons qu’il est en trois personnes ? Un seul Dieu, ou trois dieux ?

Quand Saint Paul, à la fin de sa deuxième lettre aux Corinthiens, confie sa communauté à Dieu, il leur adresse cette salutation, qui était la fin de notre deuxième lecture : « Que la grâce du Seigneur Jésus Christ, l’amour de Dieu et la communion du Saint-Esprit soient avec vous tous. » 

- « Que la grâce du Seigneur Jésus Christ » : le Fils

 - « l’amour de Dieu » : le Père

 - « et la communion du Saint-Esprit soient avec vous tous ».


Ici, Saint Paul nous parle bien d’un seul Dieu, en citant pourtant trois personnes distinctes l’une de l’autre. Cette belle salutation a d’ailleurs été reprise dans la liturgie, au tout début de la messe, le prêtre nous a salué avec ces mots : « Que la grâce de notre Seigneur Jésus Christ, l’amour de Dieu le Père et la communion du Saint-Esprit soient toujours avec vous tous. » et nous avons répondu : « et avec votre Esprit » Cette réponse, notre réponse, est une approbation. C’est presque déjà une profession de foi. Nous avons répondu implicitement que nous croyions que ce Dieu qui nous invite ici ce dimanche, ce Dieu qui nous accueille, est en même temps Père, Fils et Esprit Saint. 

Et, vous l’avez remarqué sans doute, chacune de ces personnes est associée, dans cette salutation, à un don de Dieu : la grâce, l’amour, la communion.

La grâce (de notre Seigneur Jésus-Christ) l’amour (de Dieu le Père) et la communion (de l’Esprit-Saint). C’est le Fils, Jésus, qui fait grâce ; c’est Dieu le Père qui est amour ; et c’est l’Esprit Saint qui fait la communion. Et tous les trois sont pourtant un seul et même Dieu.

Mais le mystère reste entier.

Notre difficulté à bien comprendre vient du fait que nous essayons de nous représenter Dieu dans notre monde à nous, dans notre espace qui est limité, dans notre temps qui est lui aussi limité, alors que Dieu, lui, est infini, à la fois dans le temps puisqu’il est dans l’éternité, et dans l’espace puisqu’il est partout. C’est comme s’il nous manquait une dimension pour le décrire pleinement.

Alors, essayons une analogie :

Ce rectangle a une longueur et une largeur. Deux dimensions. Et ce cercle a un diamètre, il occupe lui aussi deux dimensions. Il n’y a pas grand-chose de commun entre ce cercle et ce rectangle. On ne peut pas les confondre. Le rectangle n’est pas un cercle, le cercle n’est pas un rectangle. Ce qu’ils ont de commun, c’est qu’ils sont représentés dans un plan à deux dimensions. 

Maintenant, si je vous montre ce cylindre. Vu sous cet angle, vous voyez un cercle, qui a un diamètre. Et sous cet autre angle, vous voyez un rectangle, qui a une longueur et une largeur. Pourtant, cet objet n’est pas un cercle, ni un rectangle. C’est un cylindre.

Quand on dessine un cylindre sur une feuille ou sur un écran, on ne peut pas rendre toutes ses dimensions. On est limité à une hauteur et une largeur, ou un diamètre. Il manque forcément une des trois dimensions. Si vous voulez dessiner des boîtes de conserve sur une étagère, vous allez dessiner des rectangles. Pourtant vous savez bien que ces boîtes de conserve ne sont pas des rectangles. Et celui qui regardera votre dessin, lui aussi sait bien que ces rectangles qu’il voit sont en réalité des cylindres. Mais objectivement, il voit des rectangles.

Eh bien, notre monde, c’est cette feuille, limitée à deux dimensions : largeur, hauteur ; Dieu, lui, est en 3D, en trois dimensions. Impossible de rendre compte complètement d’un Dieu en 3D dans un monde en 2D. Il nous manque la profondeur.

De même que la largeur n’est pas la hauteur, que la hauteur n’est pas le diamètre et que le diamètre n’est pas la largeur bien qu’il s’agisse du même cylindre ; de même le Père n’est pas le Fils, le Fils n’est pas l’Esprit, et l’Esprit n’est pas le Père, mais chacun est pourtant pleinement Dieu. 

La Trinité, en fait, c’est Dieu en relief, c’est Dieu en 3D.


Je ne suis pas en train de vous expliquer la Trinité. Je suis en train d’essayer de vous dire que si on ne comprend pas la trinité, c’est normal. Tant que nous sommes sur terre, ici-bas, il nous manquera toujours une dimension.

Pourtant, on a bien envie de connaître Dieu ! Alors, comment faire pour le connaitre, Dieu, qui est en 3D dans notre monde en deux dimensions ? Il nous faudrait des lunettes spéciales, des lunettes 3D, comme au cinéma pour voir le relief sur un écran qui n’a qu’une largeur et une hauteur. 

Eh bien frères et soeurs, bonne nouvelle ! Ces lunettes 3D pour voir Dieu, elles existent ! Où peut-on les trouver ? Elles sont présentes sous plusieurs formes, dans notre monde :

Finalement, la Trinité, c’est pas si compliqué.



Daniel BICHET, diacre

Maisdon sur Sèvre et Clisson, 

Paroisse Sainte Maire du Val de Sèvre

31 mai 2026



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