« Si vous m’aimez, vous garderez mes commandements »
Cela peut nous paraître étonnant, ce « si vous m’aimez », Quelle question ? elle ne devrait pas se poser, bien sûr que nous aimons Jésus, sinon nous ne serions pas là ce dimanche, et bien sûr que nous allons garder ses commandements, ou tout au moins essayer avec son aide. Mais de quels commandements nous parle Jésus ? On pourrait reprendre les évangiles, et en trouver un certain nombre que le Christ nous a demandé de garder, de mettre en pratique, comme dans Saint Jean « vous devez vous laver les pieds, les uns des autres », « vous aimer les uns, les autres » « vous croyez en Dieu, croyez aussi en moi »,
Servir, aimer, croire...
Une belle synthèse de l’évangile. Et Jésus continu à nous étonner dans cet évangile en partageant aux disciples, qu il va demander au Père de leur donner un autre défenseur ? Mais quel autre défenseur ? Il faut remettre ses paroles dans le contexte de l’évangile, Jésus vient d’annoncer qu’il allait quitter les disciples dans l’évangile de dimanche dernier, et l’autre défenseur sera L’Esprit, et que l’esprit de vérité n’abandonnera jamais ses disciples. Jésus est le chemin, la vérité, la vie, et il ne laissera personne orphelin, Jésus est la lumière qui ne s’éteindra jamai. Et il est donc essentiel de relire ses paroles sous le regard de la résurrection du Christ !
Et c’est une grande espérance pour nous, car le royaume des cieux est pour ceux qui gardent les commandements du Christ, par Amour pour le Christ. Et rappelons-le, cette espérance est faite pour être partagée, portée, donnée, par notre témoignage au monde qui nous entoure, pour être des Saints du quotidien dans nos familles, dans notre travail, dans nos relations aux autres.
Et le monde a vraiment besoin d’espérance. Vous connaissez peut-être l’histoire des 4 bougies qui brûlaient lentement ? La première dit : « je suis la paix et personne n’arrive à me maintenir allumée », sa flemme diminua peu à peu et disparue. La deuxième dit : « je suis la Foi, mais le monde pense que je ne suis pas indispensable ! », une brise souffla, et l éteignit ; la troisième bougie dit : « je suis l’Amour, mais je n’ai pas suffisamment de force pour rester allumée, les gens me laisse de côté et ne comprennent pas que je suis essentiel », un souffle, et elle s’éteignit à son tour », un enfant vit les trois bougies éteintes, et dit « mais pourquoi êtes-vous éteintes, vous devez rester allumées jusqu’à la fin », c’est alors que la 4ème bougie murmura : « n’aie pas peur, tant que j’ai ma flamme, nous pouvons rallumer les autres bougies, je suis l’ESPÉRANCE » et l’enfant prit la bougie de l’espérance et ralluma les autres bougies.
Je suis l’ESPÉRANCE.
Et c’est cette espérance dont nous parle Saint Pierre dans la 2ème lecture, le Christ est celui que nous devons reconnaître au plus profond de notre cœur, le Christ est mort et ressuscité, le Christ est mort pour nos péchés une fois pour toutes, dans l’esprit il a été rendu à la vie. Par notre baptême, nous avons été sauvés, par notre vie nous pouvons témoigner de ce que l’esprit fait en nous, et nous n’avons pas besoin de grand discours, mais de montrer que nos actes respirent de l’Amour du Christ ressuscité qui est source de Paix. Et on doit être prêt à s’expliquer devant tous ceux qui « vous demandent » comme écrit Saint Pierre dans ma 2ème lecture. Quelqu’un m’avait dit un jour, «ne parle que si on t interroge, mais vis de manière à être interrogé », et le faire « honte » dont parle Saint Pierre, est que le témoignage d’espérance de la lumière éternelle du Christ suffit pour obliger l’autre à changer, tout en douceur avec le sourire de la foi, et même s’il faut parfois souffrir pour faire le bien, comme le précise Saint Pierre.
Nous en avons ; autour de nous, des témoins de cette espérance, de cette Sainteté du quotidien. Sachons juste regarder au bon endroit, et ne cherchons pas vers la beauté éphémère que nous propose le monde, mais regardons vers ceux qui s’abaissent pour permettre aux autres de s’élever. Lors du 2ème dimanche de Pâques, je vous avais partagé que Lourdes était signe de la miséricorde divine, que la source en était le Christ, par Marie pour ceux qui en ont besoin. J’aurais dû ajouter : par Marie, et par les Hommes, pour ceux qui en ont besoin.
« Celui qui reçoit mes commandements et les garde, c’est celui-là qui m’aime, et celui qui m’aime sera aimé de mon père, moi aussi je l’aimerai »
L’évangile de ce jour termine par une étape complémentaire des commandements, et par l’élargissement à l’Amour Divin, pour pouvoir « garder les commandements », il faut d’abord les « recevoir », obéir au Christ, c’est se faire tout petit en s’offrant pleinement et totalement à Jésus, nous donner au Christ, et lui laisser toute la place pour qu’il puisse nous parfaire. Mais vivre de ces commandements n’est possible qu’avec l’aide de l’Esprit Saint. Cet amour entre le Père et le Fils, cet amour Trinitaire symbolisé par le geste de croix que nous faisons à chaque début, ou fin, de prière, de messe, de célébration, de temps de partage, le Père, le Fils et le Saint Esprit. La Sainte Trinité nous permet d’être des porteurs de la lumière éternelle du Christ Ressuscité, Oui, osons nous abandonner à l’Amour du Christ, qui est source de Joie, qui est source de vie, de consolation, surtout dans les moments où nous doutons, ou quand le monde nous fait douter.
Frères et sœurs, n’ayons pas peur d’être des Témoins d’espérance, veillons sur les bougies allumées de nos cœurs, et tournons-nous, en ce mois de mai vers notre Mère d’espérance qu’est la Vierge Marie, et imitons son modèle de foi, avec un grand oui donné au Seigneur !
Amen
François PROUX, diacre
Clisson,
Paroisse Sainte Marie du Val de Sèvre
10 mai 2026