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4° dimanche de l'Avent.

    Is 7, 10-16, Ps 23 ; Rm 1, 1-7 ; Mt 1, 18-24

    En ce quatrième dimanche de l’Avent, nous voici, frères et sœurs, comme au terme d’un chemin de conversion.  

CONVERSION sera en effet le premier mot que je retiendrai pour entreprendre ce chemin avec vous. C’est donc l’évangile de Matthieu qui en ce temps de l’Avent nous accompagne sur ce chemin. Dimanche 7 décembre, Matthieu nous faisait rencontrer Jean Le Baptiste qui nous invitait à une conversion à travers les paroles reçues de Jésus lui-même :  

« Convertissez-vous car le Royaume des cieux est tout proche ». 

La conversion, c’est bien ce à quoi nous sommes tous appelés, dès lors que nous voulons faire confiance et tout comprendre pour affermir notre foi. 

 

    Mais si vous le voulez bien, poursuivons ce chemin et revenons cette fois-ci sur l’extrait de l’évangile de Matthieu entendu dimanche dernier, dans le chapitre 11.  

Là encore, nous retrouvons Jean le Baptiste, non pas parmi ses disciples mais en captivité,  et de sa prison où l’a fait enfermer Hérode, il envoie ses disciples demander à Jésus qui il est car il lui faut savoir :  

« Es-tu celui qui doit venir, ou devons-nous en attendre un autre ? »  

INTERROGATION : ce sera mon deuxième mot. Pour nous ces questions sont parfois synonymes de doutes. Car chacune et chacun nous pouvons être amenés à nous questionner sur ce qui nous pousse à vouloir suivre le Christ Jésus, à lui faire confiance ; qu’attendons-nous de Lui, qu’espérons-nous ? 

Alors oui, nous voulons le croire, Jésus est avec nous dans le quotidien de nos vies, à travers lui et par une obéissance confiante, nous savons que Dieu agit, que Dieu pardonne. 

Jésus n’est-il pas ce Dieu qui sauve ?  

Dans sa Lettre aux Romains (la deuxième lecture de ce dimanche) l’apôtre Paul nous rappelle ainsi que par la grâce reçue, les premiers disciples, les apôtres, invitaient les nations païennes à l’obéissance à la foi. Aujourd’hui encore, par la grâce de notre baptême, nous qui sommes parfois païens, nous sommes constamment invités à vivre de notre foi et à la partager, puisque Jésus Christ nous a appelés. 

Terminons notre chemin frères et sœurs et entendons le début de l’évangile de Matthieu, dans son 1er chapitre : 

« Tout cela est arrivé pour que soit accomplie la Parole du Seigneur prononcée par le Prophète. » 

En ce quatrième dimanche du temps de l’Avent, l’évangéliste Matthieu nous renvoie ainsi à la Parole du Prophète Isaïe : « Voici que la jeune femme est enceinte et enfante un fils, et elle lui donnera le nom d’Emmanuel, 

Dieu avec nous. »  

    ACCOMPLISSEMENT : c’est mon troisième et dernier mot pour terminer notre chemin jusqu’à la Crèche. 

L’accomplissement, c’est ce que le Prophète Isaïe et l’évangéliste Matthieu ont annoncé, chacun en leur temps. Un enfant va naître dans une simple étable, un petit enfant qui va devenir un signe inattendu pourtant bien visible, qu’une jeune femme vierge a accepté de porter. Cet enfant, l’Emmanuel, que Joseph nommera Jésus, ce qui veut dire « Dieu qui sauve », Marie le donnera au monde. Rendons-grâce à Dieu pour ce couple qu’il a choisi, prions encore et toujours pour Marie et Joseph, prions pour la Sainte Famille. 

Celui que nous allons fêter bientôt, est venu pour sauver son peuple de ses péchés. Et Jésus peut sauver puisqu’il vient de Dieu ; il est « l’Emmanuel », la présence de Dieu parmi nous. 

 


    Ainsi, à Noël, nous fêtons chaque année l’accomplissement des Ecritures :  

Pour Isaïe, la naissance de cet enfant royal est le signe que Dieu reste aux côtés de son peuple pour le défendre et le sauver. Avec Matthieu, le récit du prophète est comme revisité, la naissance de Jésus devient pour tous les hommes l’annonce de la venue d’un Sauveur. 

Et chaque année en cette même période, dans nos villes et nos villages, guirlandes et sapins s’ illuminent avec abondance, les maisons, les rues et les vitrines brillent de mille feux ; des crèches sont parfois installées, plus ou moins discrètement. . . moins visibles ! 

Toutes ces lumières sont signes de la fête de Noël ; mais sont-elles encore signes de Dieu ? Sommes-nous encore nous-mêmes demandeurs de ces signes ? Que fêtons-nous vraiment aujourd’hui ? 

 

    En ces périodes troublées et incertaines, nous avons pourtant besoin de signes d’entente et de partages, de messages de paix et d’amour. 

Seigneur Jésus, toi notre Sauveur et notre Espérance, toi qui est le seul Dieu. Toi le Souffle Saint , gardes nous dans la foi et fais de nous des disciples artisans de paix et d’amour. 

Ô Emmanuel, Dieu avec nous, veille sur ton Eglise, apprends-lui à toujours rester proches de celles et ceux qui souffrent et désespèrent. Donnes aux femmes et aux hommes de notre temps, ainsi qu’à tous les responsables politiques, de prendre soin de notre humanité. 

Frères et sœurs, amis paroissiens, avec un peu d’avance permettez-moi de vous souhaiter une Belle et Joyeuse fête de Noël, ainsi qu’une heureuse, confiante et fraternelle année 2026. 

Paix à chacune et à chacun, paix dans vos familles et paix dans vos cœurs.  


    AMEN 

 

    Joël MACARIO, diacre permanent

    Paroisse Ste famille en pays de la Mée

    21 décembre 2025 


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