Je vous partage ce texte, il s’appelle le train de la vie :
« À
la naissance, on monte dans le train et on rencontre nos parents.
Et on croit qu’ils voyageront toujours avec nous.
Pourtant, à une station, nos parents descendront du train,
nous laissant seuls continuer le voyage…
Au
fur et à mesure que le temps passe,
d’autres personnes montent dans le train.
Et elles seront importants : notre fratrie, amis, enfants,
même l’amour de notre vie.
Beaucoup
descendront (même parfois, l’amour de notre vie)
et laisseront un vide plus ou moins grand.
D’autres seront si discrets qu’on ne réalisera pas qu’ils sont dans notre train ou qu’ils ont quitté leurs sièges.
Ce
voyage en train sera plein de joies, de peines, d’attentes,
de bonjours, d’au-revoirs et d’adieux.
Le
succès est d’avoir de bonnes relations avec tous les passagers
pourvu qu’on donne le meilleur de nous-mêmes.
On ne sait pas à quelle station nous descendrons.
Donc vivons heureux, aimons et pardonnons !
Il
est important de le faire, car lorsque nous descendrons du train,
nous devrions ne laisser que de beaux souvenirs à ceux qui continuent
leur voyage…
Soyons heureux avec ce que nous avons et remercions le ciel de ce voyage fantastique.
Aussi, merci d’être un des passagers de mon train. »
Quel lien avec les textes que nous propose l’Église en ce premier dimanche de l’Avent ?
Dans L’Évangile, Jésus nous invite à la vigilance car nous dit -il « Vous ne savez pas quel jour votre Seigneur vient ». Dans le train de notre vie en effet, il y a des gens proches et des gens plus lointains. Il y a des gens qui vont bientôt descendre et qui le savent et ceux qui vont descendre dans un futur plus ou moins lointain et qui ne savent pas quand. Il y a ceux qui sont encore endoloris par la tristesse de la perte d’un être cher. Et puis il y a nous. Et peut -être sommes-nous un peu endormis, assoupis par ce voyage un peu monotone.
Il y a quelques temps, certains le savent j’ai perdu mon père. Il était malade et fatigué, il attendait la fin. Je me suis souvent demandé ce qu’il faisait dans son train en attendant ? Parce que dans notre train on ne voit pas toujours ce que font les personnes devant ou derrière nous. Et moi qu’est-ce que je fais dans mon train en « attendant » ?
D’abord, souvenons-nous que dans chacun de nos trains il y a un passager discret qui s’appelle Jésus.
Et puis, il me semble que l’Avent est le bon moment pour se réveiller et pendant 4 semaines essayer de mettre en action et en vie ce que nous avons reçu, d’être plus attentifs, plus attentionnés, plus ouverts. Comme tous ces personnages pleins d’espérance et tournés vers la crèche
4 semaines pour regarder nos voisins avec amour, « sans débauche, rivalités et jalousie » comme le dit St Paul.
Le bon moment pour partager ce que nous avons au moment de la rencontre : un sourire, une parole, du temps, un peu d’humanité, un service et surtout beaucoup de charité. La charité, vous savez c’est cet amour si étonnant qui nous fait nous tourner vers ceux que nous n'aimons pas si facilement
Ce serait le bon moment peut-être aussi pour aller vers ce voyageur discret qu’on a presque oublié ou vers ce voyageur un peu différent de moi, un peu étranger pour ensemble « marcher à la Lumière du Seigneur et monter ensemble vers sa maison » comme le propose Isaïe.
Bon voyage de l’Avent et belles rencontres en Christ !
Pierre POITOU, diacre permanent
30 novembre 2025