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dimanche de l'Avent.
Il
y a deux expressions à la fin de ce passage d’évangile : "soyez
prêts", et "veillez"
Être
prêt, c’est avoir anticipé ce qui peut se passer. Jésus a déjà évoqué
plusieurs figures de cela :
- Celui
qui veut bâtir une tour et qui "commence par s’asseoir pour calculer
la dépense et voir s’il a de quoi aller jusqu’au bout" (Lc14,28)
- Les
vierges prévoyantes qui emportent suffisamment d’huile
Être
prêt, c’est prendre un peu de recul, prendre le temps de comprendre ce
que Dieu attend de moi pour que je coopère à son projet d’amour
Mais
ça ne suffit pas : il y a "veillez" : rester en attente, à
l’écoute, être vigilant
On
ne peut pas se contenter d’avoir un stock d’huile dans son sac puis de
penser à autre chose. Le Seigneur nous demande de garder au cœur cette
vigilance. Mais comment "veiller" si on ne sait pas à quoi faire
attention ? Un peu comme en entendant nos Mamans dire "fais
attention" quand nous partions à l’école
Alors,
de quoi s’agit-il Quand Jésus parle de vigilance ?
- La
vigilance qui nous est demandée est celle de celui qui aime, vous
savez,
- Celle
de la Maman qui entend les pleurs de son enfant même quand elle dort
- Celle
de l’enfant qui voit que sa Maman est fatiguée et qui vient voir
s’il peut aider à quelque chose
- Celle
de celui qui se rend compte qu’une personne est esseulée et qui
vient lui tenir compagnie
- Celle
du voisin qui se rend compte que cela ne va pas et qui vient aider
c’est bien de pouvoir éviter le « tout le monde sait et
personne ne fait rien »
- A
l’inverse, on voit ce qui se passe si on se laisse distraire de cette
vigilance :
- "Je
regardais ma série, je n’ai pas vu que tu étais débordée"
- "Je
voulais te demander pardon, mais tu es parti plus tôt que je ne le
pensais"
Ne
pas être vigilant à l’autre c’est montrer qu’il n’est pas si important
pour moi
- Le
Seigneur se présente à nous comme vigilant :
- La
vigilance du berger à la 100ème
brebis, celle qui ne sert à rien, juste à créer des ennuis quand
elle se perd
- La
vigilance du Père du fils prodigue qui attend, qui guette et voit de
loin
- Et
puis, si on est vigilant, c’est pour agir
Suis-je le gardien de mon frère ? a demandé Caïn. Mais ce qui
arrive à mon frère me regarde, non ? Et, sans me mêler de tout,
n’y-a-t-il pas des cas où je dois réagir ? Je pense aux cas de
maltraitance par exemple
- Enfin,
être vigilant, c’est aussi s’entraîner à être prêt et disponible pour
les sollicitations du Seigneur, selon l’expression de St Paul aux
éphésiens (2,10) : « les œuvres bonnes que le Seigneur a
préparées d’avance pour que nous les pratiquions ». Cet autre à
aimer, le Seigneur à aimer à travers lui. Mais attention, il faut
veiller parce que c’est à l’heure où nous ne nous attendons pas que
cette bonne œuvre viendra.
Seigneur,
pendant cette période de l’avent où nous nous préparons à ta venue à
Noël, apprends-nous à être vigilants comme tu l’es, vigilants à nos
proches, vigilants à ceux qui nous croiserons, et à traduire cette
vigilance en actes d’amitié.
Philippe
DUTHOIT, diacre permanent
Paroisse
St Michel, diocèse de versailles
30
novembre 2025
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